Friday, 3 June 2016

Mes débuts professionnels AKA mes emplois étudiants

Des emplois étudiants, c’est loin d’être glamorous. Non mais pensez-y. Vous êtes là pour remplacer les vacances des employés permanents et on va souvent vous reléguer aux tâches que personne ne veut accomplir en temps normal. Disons les choses comme elles sont, ce n’est certainement pas les meilleurs expériences de travail que quelqu’un aura dans sa vie.

J’ai eu toute sorte d’emploi avant d’obtenir celui que j’occupe présentement. Comme bien des jeunes, j’ai suivi mon cour de gardien.ne averti.e et j’ai donc pu ramasser quelques sous en allant garder de plus jeunes enfants. Je vais être honnête avec vous : J’ai DÉTESTÉ cette expérience! Ce n’était vraiment pas pour moi. Les enfants n’étaient pas terribles, je trouvais juste tellement le temps long et ça me stressait toujours un peu de superviser des enfants de gens que je connaissais à peine. Ça m’a aussi permis de comprendre que, bien que je voulais me diriger en enseignement, je ne devais en aucun cas arrêter mon choix sur l’enseignement au primaire. Donc voilà, pas que du négatif!
Pas la suite, j’ai été dame de compagnie chez une personne âgée. C’était bien simple : Je rejoignais cette femme chez elle vers les 8h30-9h00, je lui tenais compagnie pour quelques minutes puis je montais à l’étage pour me coucher. Quand je me réveillais, je retournais au chalet. Pas plus compliquer et ça payait 25$ par nuit. Pas mal plus simple que babysitter si tu me demandes! Je le faisais 5 jours par semaine donc je pouvais me permettre de visiter mes amies de temps en temps pour des sleepover. Je l’ai fait durant un été puis j’ai obtenu mon premier vrai emploi.

L’été suivant, j’ai commencé ma première année au Musée des Papes de Grande-Anse. J’étais guide-interprète et donc ma tâche était d’offrir des visites guidées aux touristes qui s’arrêtaient de temps en temps. La visite comme telle durait à peu près 1h00 et contenait une vidéo d’une durée d’une quinzaine de minutes durant laquelle nous pouvions retourner dans notre break room. Si on avait 2-3 visites par jour, c’était une grosse journée et en temps normal nous étions de 4 à 5 employés sur place. On se relayait la tâche de faire les visites et le reste du temps on écoutait des films, jouait aux cartes, sortait dehors profiter du soleil, etc. J’y suis restée pour deux années et j’ai alors senti que j’avais besoin d’un emploi plus stimulant et où le temps passerait plus vite. Je n’ai pas été déçu!
La réplique de la Basilique St-Pierre est pas mal impressionante pour être honnête!
À ma 12e année, j’ai entamé ma première année en tant qu’employé chez Tim Hortons. Est-ce que je m’attendais en partant à y travailler pour 6 années consécutives? Pas du tout! Est-ce que je regrette? Absolument pas!!!! Travailler chez Tim était demandant physiquement et mentalement. Offrir un service de qualité à la clientèle, garder le sourire, assurer la rapidité et la précision du service… Ceci représentait nos tâches principales. Par la suite, il nous fallait entretenir la propreté du restaurant, assurer que les stocks soient constamment remplis, faire la cuisson des produits alimentaires, etc. On ne pouvait s’arrêter que pendant nos deux breaks de 15 minutes. Souper et 15 minutes, c’est pas mal intense laissez-moi vous dire! Je ne voyais pas le temps passé et j’aimais ça!
Paquetville: L'ancien (où j'ai travaillé 5 ans) et le nouveau Tims
En plus, la gang était fun!
Mon emploi au Tim Hortons était difficile et mon horaire me permettait très peu de vacances. Ce qu’il est important de souligner, c’est que je savais que dès que je finissais mon semestre, un emploi stable m’attendait chez moi. Évidemment, j’étais payé au salaire minimum mais les pourboires aidaient énormément à me mettre de l’argent de côté. Grâce à Tim, j’ai eu pour (au moins) 4 années consécutives une bourse d’étude de 1000$. Avec ces bourses, mon salaire et l’aide de mes parents pour mes 3 premières années, je me suis retrouvée à sortir de mes études universitaires sans aucune dette! Non je n’avais pas de vacances en octobre, décembre et mars. En effet, mes quatre mois d’été étaient très chargés et m’offraient peu d’occasion de visiter famille et amis. Mais mon Dieu que ça en valait la peine! Chaque coupure, chaque bleu, chaque brûlure (mineure ou moins), chaque goûte de sueur m’aura permis d’être où je suis aujourd’hui!
Je ne me souviens plus si c'était la dernière fois mais 4000$ ça se prend bien!! 

Des emplois étudiants, c’est souvent tout sauf plaisant… Mon conseil : suck it up! Vous finirez bien par vous rendre compte à quel point ils sont importants pour votre développement personnel et surtout professionnel.


Over and out
Shotgun Godin

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