Wednesday, 9 November 2016

Article post-électoral obligatoire

J’avais préparé un beau texte hier par rapport à notre soirée électorale. J’y parlais des gens qui se sont joint à nous pour l’occasion, de notre game de Fiasco, de mon choix de boisson thématique. C’était un post plutôt joyeux pour être honnête.

J’étais naïve

Je n’ai jamais vraiment été optimiste, alors pourquoi je l’étais tout d’un coup?! Je ne pouvais même pas concevoir que ces élections seraient une course serrée alors imaginez comment je me sens en ce moment. C’est Brexit all over again! Je ne me reconnais plus. Je fixe le vide. Je lis des témoignages et ça me frustre. J’en lis d’autres et je pleure. Comment en est-on arrivé jusque-là?

Je suis désorientée. J’ai peur pour nos voisins du sud. Twitter m’a permis d’évacuer un peu de mes idées ce matin mais pas assez. 140 caractères à la fois, c’est limitant. Vous m’excuserez donc si je sonne répétitive.

Je ne suis pas OK. Le monde n’est pas OK. En ce moment, tout ce dont je suis témoin, c’est de la détresse. Une panique qui se fait ressentir à travers le monde. Des lifelines et text lines ne fournissent plus aux États. Plusieurs n’arrivent pas à voir la lumière au bout du tunnel et je ne peux pas les blâmer. Mais comme c’est alarmant. Des mesures doivent être mises en place immédiatement pour rassurer la population américaine. Ce n’est pas la fin! Il y a toujours de l’espoir. Accrochez-vous je vous en supplie. Votre vie est trop importante et précieuse pour tout abandonner.

On cherche par tous les moyens à échapper à ce cauchemar et un des moyens qu’on a choisi, c’est de fuir cette réalité. La page web d’immigration Canada est constamment en train de crasher dû au grand nombre d’utilisateurs qui la visite. Nos serveurs ne fournissent plus. Je comprends. Ces gens ont peur pour leur avenir. Mais fuir n’est pas la solution. Si vous partez, imaginez de quoi aura l’air les prochaines élections en 2020. Ne pas faire face au problème n’aidera personne. Restez et faites-vous entendre! Qu’on le veuille ou non, il est VOTRE président. Il doit vous représenter aussi. Non, ce à quoi je fais référence ne sera pas facile mais si personne ne reste pour se battre, la démocratie aura vraiment perdu.

Maintenant je veux apporter une nuance à mes propos. Si vous décidez tout de même de partir, jamais je ne vous jugerai. Ça prend ÉNORMÉMENT de courage de tout laisser derrière soi et repartir à zéro dans un lieu qui ne vous est que trop peu connu. Nous avons accueilli des réfugiés de la Syrie en 2016, nous nous devons d’en faire de même pour les réfugiés américains en 2017 et dans les années à venir. Oui, j’utilise le terme réfugié car c’est bel et bien le terme qui s’applique ici. Selon la convention de Genève, un réfugié est toute personne [q]ui craignant avec raison d'être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays ; ou qui, si elle n’a pas de nationalité et se trouve hors du pays dans lequel elle avait sa résidence habituelle, ne peut ou, en raison de ladite crainte, ne veut y retourner. Que quelqu’un ose me dire que ce passage ne s’applique pas aux gens qui craignent présentement pour leur avenir aux USA.Le Canada s’est toujours vanté d’être un lieu accueillant et j’espère que notre réputation demeurera la même à la suite de ces événements.

Les répercussions de ces élections se font déjà ressentir partout. On est tous dans le même bateau. Ok, les Américains sont dans la cale et vont ressentir le plus rapidement et le plus intensément les effets du naufrage, si naufrage il y a. Gardons la tête haute, gardons espoir et dans l’adversité, essayons de demeurer unis.

Tout n’est pas perdu
Shotgun Godin

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