Saturday, 2 December 2017

Comment je faisais avant?

Je viens de vivre une semaine plutôt folle et ça me fait m’interroger sur mes méthodes de travail. OK, je travaille mieux sous pression. C’est un fait mais c’est aussi une excuse que je me donne pour expliquer pourquoi j’attends toujours à la dernière minute pour entamer un travail.
Donc, cette semaine, je croulais un peu sous les dates de remise. J’avais une demande de financement, un examen maison, un devoir, un procès-verbal et des blogposts à écrire. Je regarde tout ça et je me dis, ce n’est pas tant que ça vraiment. Après tout, quand j’avais 6 à 7 cours par semestre, des projets et examens à écrire en plus d’avoir un emploi durant mes « périodes d’étude », ça semble similaire. Si je l’ai fait dans le passé, pourquoi le faire aujourd’hui me stresse plus qu’avant?

En fait, je suis persuadée que le stress se multiplie. Plus tu en vies, plus sa présence va se faire sentir et augmenter. Il va empoisonner de plus en plus de secteurs de ton existence. Je me dis donc que la raison pourquoi je suis moins capable de rester zen lorsque des dates de remise approchent, c’est parce que je ressens déjà du stress pour d’autres raisons. Ce dernier mois, ce sont mes finances qui m’ont fait me ronger les sangs. Ajoute par là-dessus deux cours, mon emploi et mes horaires préétablis pour les deux blogues que j’écris, me voilà d’autant plus stressée!
Donc oui, c’est un peu l’idée que le stress est comme une fonction exponentielle. Par contre, je considère aussi que j’accorde plus d’importance aux résultats. Le fait que je suis une jeune professionnelle me met une pression supplémentaire sur les épaules. Je ressens un étrange besoin de toujours faire et refaire mes preuves. Que ce que je fais n’est jamais assez. Que je dois prouver - à moi et aux autres - que j’ai bel et bien ma place au sein de notre organisme, au sein des comités sur lesquels je siège, en tant qu’étudiante à la maîtrise, etc. J’ai vis une espèce de syndrome de l’imposteur. J’étudie présentement en administration publique alors que mes connaissances acquises au baccalauréat sont en éducation, histoire et mathématiques. De la même façon, mon champ d’expertise n’inclut clairement pas les compétences environnementales et en communication que mon emploi recherchait lors du processus d’embauche. J’écris pour un blogue à propos d’un groupe de superhéros que je ne connaissais pratiquement pas et donc on pourrait croire – JE crois parfois – que ce n’est pas vraiment ma place de le faire. Pourtant c’est exactement ça l’idée : un vétéran et une rookie…
Yeah, j’ai un problème… DES problèmes… C’est épuisant d’avoir à toujours me convaincre que je suis où je suis supposée être. Que je mérite ce que j’ai obtenu. Deep down, je le sais mais je dois simplement me le rappeler plus régulièrement.

Wow... Je ne m’attendais pas à ce que ce post prenne un tournant aussi dark et dépressif. Quand tu fait de l’introspection sans t’y attendre… Yay!

Shotgun Godin

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